06.08.2011

Mais qui sont les demoiselles de Cazilhac ?

A l'heure où le clocher se fait de nouveau entendre dans le village, l'occasion est donnée de mieux connaître ce patrimoine. Après recherche et avec l'aide de Georges Gardies, voilà ce qu'on peut retenir de l'histoire de l'église du village.

Sa construction date du XII° siècle, sous le vocable de Saint-Hilaire de Poitiers, premier évêque attesté de Poitiers au milieu du IV° siècle.

La cloche n°1 est d'un diamètre de 0,60 m pour une hauteur de 0,58 m. Elle pèse 145 kg et la note majeure est un Mi 4. Elle a été baptisée en 'lan de J.-C 1834 avec pour marraine, Mme Roland du Roquan et pour parrain, Jean Philibert Maragon. Comme beaucoup de cloches de l'époque, elle a été réalisée à la fonderie Viguier à Toulouse. Il y a une inscription : "la gloire et l'honneur, venez ofrir au seigneur". Elle est décorée d'une vierte, d'un christ et de deux anges sur la robe.

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La cloche n°2 est plus modeste aec un diamètre de 0,345 m, une hauteur de 0,39 m, pour un poids de 30 kg seulement. Elle est en note Ré 5. Pas de mention dans l'historique de ses parrain et marraine. Elle date de 'lan 1808. Pour les historiens, elle est dûe également à la fonderie de Viguier mais rien ne l'atteste. On peut lire comme inscription : "Sit Nomen Domini Benedictum". L'unique décoration consiste en une croix latine sur la robe et il s'agit d'une sonnerie au tintement électrique.

A la révolution, il n'y a pas de cloche recensée. On sait seulement qu'entre le 7 et le 18 mai 1793, une cloche a été déposée pour être convertie en canon pour l'armée des Pyrénées de Toulouse.

Depuis, plus aucune trace des demoiselles de Cazilhac mais l'église et le clocher sont toujours là, témoins d'un patrimone régional important et quoi qu'il en soit , une demoiselle est bien présente et égrenne les heures du temps qui passe !

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